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SURF STORY...
Si vous trouvez que l'ambiance est parfois trop US du coté du Costa Rica, si vous avez envie de spots vierges et de vagues de tous les types, dans une ambiance Latino surprenante, au coeur de l'amérique centrale, alors embarquez pour un Surf Trip au Nicaragua.
Destination peu surfée, une nature sauvage et des kilomètres de beach breaks dans des eaux chaudes, sans personne à l'eau, juste quelques locaux sympas...
UN PEU D'HISTOIRE
Le Nicaragua fut peuplé à l'origine par les Mayas. Puis, les Miskitos et les Sumos arrivèrent de la Colombie et s'installèrent dans le Nord-Est. D'autres peuples amérindiens arrivèrent du Honduras et du Salvador. Ils cohabitèrent jusqu'à l'arrivée des Espagnols.
Christophe Colomb donna son nom au cap Gracias a Dios, à la frontière du Honduras. La conquête du Nicaragua se fit par la côte du Pacifique. Les Espagnols christianisèrent aussitôt les populations autochtones et les castillanisèrent.
En 1542, les Espagnols créèrent sept provinces: le Nicaragua, le Costa Rica, le Honduras, le Guatemala, le Soconusco, le Chiapa et le Verapaz. Au XVIIe siècle, les Miskitos inaugurèrent une longue tradition de combat aux côtés des Anglais, contre les Espagnols installés sur la côte du Pacifique.
L'indépendance du Nicaragua fut proclamée en 1821, mais s'en détacha en 1823 pour former la Provincias Unidas del centro America comprenant les États du Nicaragua, du Guatemala, du Honduras, du Salvador et du Costa Rica.
Les Anglais avaient l'intention de construire un canal reliant l'océan Pacifique à l'océan Atlantique. Ils firent venir des esclaves, puis des travailleurs de la Jamaïque, qui parlaient le créole.Puis les Américains arrivèrent, pillèrent à loisir la région. Des missionnaires allemands convertirent les populations locales au protestantisme morave.
De la présence anglaise au Nicaragua, il reste encore une population créolisée à base d'anglais.En 1823, la ville de Managua fut déclarée capitale du pays (en lieu et place de León). William Walker, un flibustier américain envahit le pays à la tête d'une armée de mercenaires et s'autoproclama président du Nicaragua. Il rétablit l'esclavage et promulgua l'anglais comme langue officielle dans tout le pays. Mais Walker fut évincé dès en 1857.Les États-Unis intervinrent de plus en plus dans la vie du pays et pratiquèrent la «politique du bâton» inaugurée par le président Theodore Roosevelt.
A partir de 1912 (jusqu'en 1932), le Nicaragua tomba sous la complète dépendance des États-Unis qui occupèrent militairement le pays et imposèrent le contrôle des douanes et des chemins de fer. Le nationaliste nicaraguayen Augusto Cesar Sandino tenta bien de s'opposer à la mainmise américaine en soulevant une partie de la population. Sandino fut assassiné en 1934. Anastasio Somoza García, issu de la garde nationale formée par les États-Unis, s'autoproclama président en 1936 et imposa au pays sa dictature jusqu'à son assassinat en 1956.Ses fils lui succédèrent. Le clan Somoza s'était accaparé de l'essentiel des richesses du pays et avait favorisé l'implantation des grandes entreprises étrangères (américaines).
En 1978, un mouvement d'insurrection orchestré par le Front sandiniste de libération nationale (en hommage à Augusto Sandino), obligea le dictateur Somoza à quitter le pays. Une fois au pouvoir, les sandinistes mirent en place un programme économique d'inspiration socialiste, notamment par des nationalisations, une réforme agraire et la confiscation des terres du clan Somoza.
Au printemps 1987, le gouvernement sandiniste de Managua mit en place un statut d'autonomie qui créait deux régions autonomes: la RAAN, la Región Autónoma del Atlantico Norte à prédominance miskito et sumo, et la RAAS, la Región Autónoma del Atlantico Sur à prédominance métisse et créole. C'était la première autonomie accordée à des autochtones sur le continent américain.
La grave crise économique de 1988 provoqua la chute du sandiniste, Daniel Ortega. Violeta Barrios de Chamorro, veuve de Pedro Joaquín Chamorro, candidate conservatrice soutenue par les États-Unis, fut alors élue présidente de la République.
UN PEU DE GEO
La république du Nicaragua est située en Amérique centrale et forme une étroite ceinture qui relie l'Amérique du Nord à l'Amérique du Sud. Elle sépare la mer des Caraïbes de l'Océan Pacifique.
D'un point de vue géographique, le Nicaragua est limité au Nord par le Honduras, au Sud par le Costa Rica, à l'Est par l'océan Atlantique, et à l'Ouest par l'Océan Pacifique.
Le Nicaragua, dont la superficie est de 139 682 km2, est la plus grande république de l'Amérique centrale. 7 % de la superficie du pays est occupée par les lacs de Managua (Xolotlan) et Nicaragua (Cocobolca), ce dernier constituant l'une des plus grandes réserves d'eau douce au monde.
Le pays est divisé en 3 grandes zones : La côte Pacifique, longue bande de terre très fertile qui part de la frontière avec le Costa Rica (au sud) et court jusqu'au golfe de Fonseca (face au Salvador). Elle est bordée, à l'Ouest par l'océan et à l'Est par la chaîne des volcans. Le pays en compte 58 dont plusieurs sont en activité. Cette plaine est parsemée de lacs et de lagunes d'origine volcanique.Ici se trouvent les principales villes : Managua (la capitale), Leon, Granada, Masaya, Chinandega, Corinto (le port principal). C'est la partie la plus peuplée du pays.
La zone de Montagne.Deux lacs séparent la côte Pacifique de la montagne. Le lac du Nicaragua (8 200 km2), Cocibolca en langue indigène (la mer douce) et le lac de Managua (2 000 km2), Xolotlan en langue indigène.Les montagnes ne sont pas très élevées, le Mogoton, culmine à 2 000 mètres près de la frontière avec le Honduras. C'est une région de forêts, de culture du café, de cultures vivrières et d'élevage de bovins.Les villes principales de cette zone sont Matagalpa, Jinotega, Esteli, Ocotal, Somoto.
La côte Caraïbe, zone qui représente 51% de la superficie du pays. C'est aussi la moins peuplée. Ce sont des collines couvertes de forêts pluviales entre lesquelles coulent des fleuves sinueux : Le rio Coco (qui forme la frontière avec le Honduras, le rio San Juan dont la berge droite forme la frontière avec le Costa Rica, le fleuve est donc entièrement au Nicaragua). La plaine côtière est souvent marécageuse.La ville la plus importante de la côte Caraïbe est Bluefields suivie de Puerto Cabeza et du triangle minier : Rosita, Siuna, Bonanza.
Les côtes Pacifique et Caraïbes sont séparées par deux grandes chaînes de montagnes: la cordillère d'Amérique centrale (cordillera Centroamericana) qui forme dans le nord un plateau bien accidenté (la cordillère d'Isabelia) et se poursuit vers le sud avec les cordillères de Segoviana et de Yolaina. À l'ouest de la cordillère d'Amérique centrale, il ne reste qu'une étroite bande sur le littoral où réside 90 % de la population, avec ses grandes villes que sont Managua, León et Granada.
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